Trop bon, trop c…… ! 10 conseils pour éviter les embrouilles quand tu es en retard !

Hello les coquettes,

C’est en lisant quelques commentaires sur Facebook de coiffeurs exaspérés des comportements décevants de certaines clientes, que j’ai envie moi aussi d’apporter mon témoignage par une anecdote bien décoiffante comme vous pourrez en juger vous-même dans vos commentaires juste ci-dessous ! Loin de moi l’idée de tomber dans le pathos et encore moins de chouiner sur mon statut de coiffeuse malmenée, mais certains personnages ont le pouvoir d’ébranler ton fair-play en deux temps trois mouvements de brushing ! De quoi mettre ton self control sous haute tension sauf que quelquefois à trop vouloir tirer sur la queue du chat on finit par prendre un coup de griffe !  Grrr…

Toute ressemblance avec des personnages existants n’est pas fortuite…

Il y a quelques mois, je recevais Madame “la-mondaine” pour l’entretien de son balayage. Une charmante quinquagénaire complètement obnubilée par son demi centimètre de repousse et qui pour rien au monde n’aurait manqué son rdv si ce n’est une maladie rare contracté par son chihuahua. Une cliente fidèle depuis des années. Un argument de plus pour la jolie blonde qui n’hésitait pas à me mettre un petit coup de pression dans mon planning déjà bien chargé pourvu que je m’occupe d’elle, là maintenant, tout de suite. Comme à son accoutumé, je m’exécutai en constatant que ma prestation ressemblait de plus en plus à une collaboration entre mon savoir-faire et les exigences de Madame. J’avais depuis belles lurettes usé de tous mes arguments pour optimiser le résultat et après moultes négociations, j’avoue avoir déclaré forfait ! J’aurai déjà dû me méfier. La fidélisation a le défaut de sa qualité. À être trop bien chez moi, elle était ici comme chez elle.

prise de tete

Ce jour-là justement, les évènements ont pris une tout autre tournure dans la routine que nous nous étions “imposée” elle et moi. Poussant même le paroxysme jusqu’à ne pas prendre un autre RDV le temps que ses cheveux veuillent bien s’éclaircir jusqu’au firmament d’un blond aussi polaire que la couleur de ses sentiments. Sauf, que pour une raison que je n’ai même pas cherché à expliquer, le hasard a sans doute bien fait les choses, ma collaboratrice m’avait “glissé” un coiffage le temps que les peroxydes oxydent. No panique, j’ai suffisamment d’expérience pour gérer deux personnes en même temps. Cependant,  je ne m’attendais pas à recevoir la mère de Pocahontas… Une chevelure de rêve arrivée au bon endroit, mais pas au bon moment. Et comme si la situation n’était pas suffisamment inattendue, j’étais seule au salon pour quelques heures ! D’emblée, je me suis mise en mode cocotte-minute…Et Madame “la-mondaine” a mis le feu !

Le balayage terminé, sa contrariété a été de se rendre à l’évidence qu’elle devrait attendre que je finisse d’en découdre avec le kilomètre de cheveux de sa charmante voisine pour être coiffée. Une histoire de 15 minutes tout au plus. À chacune son stress. Moi en nage, frange collée au front et sourire un chouia crispé, prémisses d’une montée de vapeur ! Elle en mode stand-up assis : “les talons de mes escarpins résisteront-ils aux battements rythmés sur le parquet ?  Et si ’il y avait plus de 60 secondes dans une minute ?  Suis-je plus rapide en feuilletant les magazines de A à Z ou de Z à A ? Qu’est-ce qui me sied le mieux : le chouinement, le couinement ou le gémissement ?”…  Je m’accrochais à la chevelure de Pocahontas mother comme à une bouée de sauvetage. Le déballage de son exaspération ayant atteint les limites de son imagination, elle se leva et sortit du salon avec peignoir sur le dos et turban sur la tête sous deux paires d’yeux interloqués…

Grâce à ce bref interlude, ma charmante cliente m’a blindé de paroles bienveillantes, qualifiant même de “grotesque” l’attitude de Madame “la-mondaine”. J’approuvai ses paroles par un large sourire puisqu’il m’était impossible de piper mot. Trop de pression dans ma caboche ! Le départ de cette dernière me ramena direct face à mon destin. Seule, la boule au ventre, j’affrontai “furie”qui regagnait le fauteuil,  je me préparai à une tempête. J’ai eu droit à un tsunami…

resiste

Résiste ! C’est le premier mot auquel j’ai pensé pendant que Madame “la-mondaine” me sermonna comme une gosse de 10 ans. Je me cramponnais à mon sèche-cheveux pour éviter le déluge de reproches qui s’abattaient sur moi.

-“Vous n’êtes PAS CORRECTE de m’avoir fait attendre les cheveux mouillés alors qu’il aurait été NORMAL que vous abandonniez l’AUTRE à mi-brushing puisque je suis  PRIORITAIRE ce qui, comble du comble,  m’a obligé à sortir dans la rue DANS CETTE TENUE tourner mon disque bleu de stationnement alors que VOUS auriez dû le faire !”

Voilà mon méfait.

Résiste !

Puisque nous en étions aux confessions, moi aussi j’ai déballé mes émotions ! Je n’ai pu retenir quelques larmes de découragements puisqu’en plus d’avoir créé une ambiance de fin du monde envahi par des chihuahuas atteints d’une maladie rare, son amertume était complètement disproportionnée pour quelques minutes d’attente. La fameuse double peine. Voilà le remerciement pour avoir été sans doute trop CORRECTE par le passé. Trop bon, trop c…oiffeuse !

-“Non chère Madame, je ne suis pas voiturière, je suis COI-FFEUSE !”

Puisque les mots arrivaient enfin à sortir de ma bouche et dans le bon ordre de surcroit, j’ai décidé d’être celle qu’elle me reprochait : une personne INCORRECTE ! Oui je me suis rebiffée,  la soupape venait de sauter !

-“Madame, vous êtes…, vous n’êtes qu’une…, vous n’êtes qu’une CAPRICIEUSE !”

Libérée, délivrée ! J’avoue que cette dernière réplique à définitivement rompu notre relation, mais je l’assume pleinement. Stop, halt, finito, terminado de ces comportements de princesses capricieuses que même Disney n’en a pas voulu !

Capricieuse

Epilogue

Quelques semaines plus tard, nous nous sommes recroisées par hasard alors que nous tâtions des melons sur l’étale du primeur du coin !  Ma réplique s’est échappée d’elle-même : libérée, délivrée…

-“Hey, bonjour Madame “la-mondaine”, vous allez bien ?!”

-“Me demander si je vais bien alors que vous avez osé me traiter de CAPRICIEUSE, quel culot !”

-“…!”

Cette anecdote m’a appris finalement que la seule chose qu’elle ait retenu de notre dernier rdv ce n’était même pas le fait qu’elle ait dû attendre mais que j’ai osé la recadrer. Avec un seul mot bien choisi, pas vulgaire, sans violence, mais suffisamment déplaisant, j’ai stoppé net un comportement acerbe. Ce genre de personnage exige généralement beaucoup du savoir-faire des coiffeurs tout en rechignant sur leur statut de professionnel. Se mettre au niveau de l’autre est TOUJOURS salutaire. Quand-à-moi,  je suis remontée dans ma propre estime parce que je le vaux bien !

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Pour toi coquette, mes 10 conseils pour éviter les embrouilles si tu es en retards dans ton planning :

☼ Prend toujours les devants en prévenant d’emblée que tu as pris du retard dans ton planning.

☼ C’est bien connu il y a au moins 180 secondes dans une minute de coiffeur, à moins de dégainer une 3ème main soit réaliste en termes de temps d’attente !

☼ N’hésite pas à proposer de déplacer le rdv si l’attente est trop longue.

Inutile d’accuser la personne qui t’a retourné ton planning, quelque soit la raison Madame ‘’la-mondaine” elle s’en fout !

Prose une boisson et un magazine, 5 minutes de lecture paraissent moins longues que 5 minutes à ne rein faire.

☼ Si une collègue est disponible c’est peut-être le moment de présenter les dernières nouveautés ! Et si tu es seul mets à sa disposition les soins que tu recommandes pour l’entretiens de sa couleur ou son balayage.

Reste naturel dans ton attitude, inutile de te refermer comme une palourde tu n’iras pas plus vite, d’ailleurs on ne dit jamais “rapide comme une palourde”!

Garde ton sourire, c’est plus sympa comme ça !

☼ Installe la personne qui attend près de toi et introduit-la dans la conversation, fait “salon” ça fait mouche à chaque fois !

☼ Ne t’excuse JAMAIS d’avoir fait attendre une personne, mais REMERCIE DE T’AVOIR ATTENDU, exprimer sa gratitude est beaucoup plus appréciée que des plates excuses, crois-moi !

Si tu as d’autres conseils pour éviter les coups de stress désespérants en cas d’attente, n’hésites pas à les partager dans les commentaires !

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Recherches utilisées pour écrire ce billet :Paroles pour les capricieux

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